Velo :
 

Les grandes dates du vélo


La draisienne :

Au 19ème siècle, voici près de 4 500 ans que l’homme utilise la roue, seule ou en parallèle, de part et d’autre d’un essieu…
Ce n’est qu’en 1817 que le baron allemand Drais fait breveter un nouveau dispositif : deux roues l’une derrière l’autre reliées par un simple bâti. C’est ainsi que le premier « cycliste » sur le premier deux-roues au monde entre dans l’histoire, découvrant fortuitement un miracle : l’équilibre sur deux roues !
Simple « machine   à marcher », la draisienne connaît un succès d’estime en France et en Angleterre. Elle intéresse surtout quelques originaux.

Le musée du vélo et de la Moto a la chance de vous proposer plusieurs véritables draisiennes, dont cette draisienne à tête de cheval (1823), chef d’œuvre d’un compagnon du tour de France.

Le velocipede :

La vogue de la draisienne s’estompa vers 1821-1822. Il fallut attendre près d’un demi siècle avant que Pierre Michaux, un français, adapte des pédales sur la roue avant et en fasse un véhicule pratique : le vélocipède.
Il sera fabriqué industriellement, d’abord en France puis à l’étranger. Le métal remplace de plus en plus le bois, les jantes se garnissent de caoutchouc, les corps sont plus légers.
De nombreux perfectionnements vont naître grâce à ce nouveau moyen de transport autonome : la roue libre, les roulements à billes, les bandages caoutchouc, la multiplication, le changement de vitesse, les suspensions,…
Surnommé le « briseur d’os », le vélocipède est très inconfortable mais il est rapide et devient le véritable point de départ de la grande aventure du deux roues.

Près de vingt vélocipèdes sont exposés au musée. Vous pourrez même y découvrir le vélocipède entièrement ciselé ayant appartenu à Yves Montand.

Des modèles en bois et des modèles en métal sont proposés.

Le grand bi:

Le bicycle, souvent appelé grand bi de nos jours, est vulgarisé par les anglais.
C’est le goût de la vitesse et l’absence de système multiplicateur qui a incité les constructeurs à augmenter le diamètre de la roue avant (un tour de pédale étant égal à un tour de roue)
Plus léger et plus fin que le  vélocipède, le grand bi sera en vogue de 1870  à 1890 environ.
Son principal défaut est l’insécurité. La difficulté n’étant pas l’équilibre, ni même d’y monter, mais plutôt d’en descendre : déployer la jambe et de passer le pied (sans le regarder) sur le marchepied placé à l’arrière du corps de la machine sans heurter les rayons de la grande roue.
La maison Renard augmentera encore le diamètre de la roue avant pour élever le conducteur à 2,25 mètres de hauteur, créant ainsi le plus grand bicycle du monde. Seuls deux exemplaires de ce modèle sont connus dont un au musée du vélo et de la moto de Domazan.

Cependant, la dizaine de grand bi visible au musée sont de la taille de ce grand bi Hirondelle (environs 1m50).

Le tricycle:

Dans les années 1860, les joies du vélocipède étaient presque accessibles à tous. Cependant, il n’était pas jugé très pratique pour les dames enjuponnées.
Les inventeurs élaborent alors le tricycle, plus stable, plus maniable et plus sûr.
Il y eu des tricycles tandems, des tricycles sociables, des tricycles à grandes roues, mais l’utilisation la plus appréciée fut celle des triporteurs. Les postes, en particulier, furent intéressées par ce type de transport.



La bicyclette:

La bicyclette (petit bicycle) est une étape importante dans l’histoire du vélo. C’est la première fois que l’on utilise une propulsion et non plus une traction avec succès sur un deux-roues. Cela a été possible grâce à la chaîne actionnant la roue arrière. Plusieurs essais seront faits mais on peut dire que la bicyclette « bâti en croix » est le premier deux-roues vraiment pratique et utilisable. Le cadre « diamant », que l’on connaît encore de nos jours, a supplanté le « bâti en croix» vers 1890. Ces bicyclettes étaient plus hautes que maintenant. Le cycliste courrait à pieds quelques mètres à coté de sa machine, posait le pied sur la pédale et passait la jambe par-dessus la selle.
Le frein agissait directement sur le pneu de la roue avant.

Le musée du Vélo et de la Moto possède différents types de bicyclette classique (acatène, à pédalage alternatif, avec rétropédalage,…) et d’autres plus farfelues comme une bicyclette à guidon articulé, une bicyclette de cirque et cette bicyclette à deux roues motrices.

Exposition sur le Tour de France:

Le musée du Vélo et de la Moto vous propose une exposition sur la plus grande épreuve cycliste au monde : le Tour de France.
C’est Géo Lefèvre, chef de la rubrique cyclisme du journal l’Auto, qui eu l’idée du Tour de France.
Le premier Tour de France parti le 1er juillet 1903 avait pour itinéraire Paris – Lyon – Marseille – Nantes – Paris. Il s’étalait sur un mois de course, en six étapes, pour un total de 2 428 Km. La course se déroulait par addition de temps ; les concurrents se répartissaient en deux catégories : ceux qui effectuaient la totalité du parcours et figuraient au classement général, et les autres qui ne participaient qu’aux étapes de leur choix.
Ce premier Tour fit le triomphe de la machine. Les conditions infernales donnèrent au matériel utilisé un gage de qualité irréfutable.

Les vélos des plus grands coureurs français sont exposés au musée : Anquetil, Poulidor, Hinault, Virenque,…  ainsi qu’une reproduction du tout premier VTT, inventé dans les années 1950…

 

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